Boule de Bichat : historique, causes et traitements

Boule de Bichat : historique, causes et traitements

La boule de Bichat, appelée encore « corpus adiposum buccae », est une masse adipeuse du massif maxillo- facial.

Décrite pour la première fois en 1732 comme étant une glande salivaire, la boule de Bichat a pris son appellation en 1802 quand le médecin Xavier Bichat l’a décrit.

La boule de Bichat de point de vue embryologique

Le corps graisseux buccal est la première partie graisseuse à se former chez le fœtus dès la 11-ème semaine.

C’est un tissu de soutien constituant le long des trajets vasculaires. La face de la boule de Bichat est formée essentiellement de graisse blanche.

La boule de Bichat est constituée d’un corps adipeux principal et de prolongements.

Quelles sont les causes de la formation de la boule de Bichat ?

L’agent causal de la formation de boule de Bichat peut être ; iatrogène, tumorale ou traumatique.

  • Origine iatrogène : elle peut être liée à un acte chirurgical lors de l’extraction d’une dent ou l’insertion d’un implant.
  • Origine tumorale : les tumeurs malignes peuvent entraîner des communications bucco-sinusiennes. Les traitements tels que la chimiothérapie et la radiothérapie peuvent être à l’origine des ostéonécroses maxillaires.
  • Origine traumatique : elle peut être due à une chute avec des objets dans la bouche (enfants), ou des accidents traumatisants (blessure de guerre, de chasse, tentative de suicide…)

Quels sont les traitements de la boule de Bichat ?

Selon le temps écoulé entre le traumatisme et le diagnostic, les traitements possibles sont :

  • Si la consultation est précoce et on n’a pas noté la présence d’une réaction inflammatoire, la solution est de replacer le corps adipeux et fermer la plaie.
  • Si la consultation est en retard par rapport au développement de l’inflammation, la solution est de retirer la masse graisseuse.

Pour la réduction de la boule de Bichat, appelée aussi bichectomie, deux approches chirurgicales sont envisagées :

  • Intra orale : indiquée dans le cas de formes invasives, elle permet d’enlever le corps de la boule de Bichat et ses extensions buccales.
  • Extra-orale : s’étend de la zone temporale à la zone sous maxillaire, traitant les prolongements les plus profonds.

Y-a-t-il- des risques de communications bucco-sinusiennes ?

Oui, il s’agit en effet d’une continuité entre le sinus maxillaire et la cavité orale. En fonction de la taille de cette communication, le médecin vous prescrit le traitement adéquat.

Dans certains cas, la guérison peut être naturelle.